Au terme d’un bref exercice d’analyse de la présence de l’Église catholique sur les divers continents, le vaticaniste italien Sandro Magister estime que le cardinal Marc Ouellet serait
actuellement l’un des mieux placés en vue d’être choisi comme prochain pape. Ces déclarations surviennent alors que le principal intéressé agit en tant que légat papal au Congrès eucharistique
internationale de Dublin.
Sandro Magister estime qu’à l’heure où la présence de l’Église n’est plus ce qu’elle était en Europe, les « indicateurs convergent sur un seul nom: le cardinal canadien Marc Ouellet ».
Le cardinal Ouellet, ancien archevêque de Québec, actuel préfet de la Congrégation pour les évêques, fait certes partie des noms que l’on entend le plus souvent associés aux fameux « papabili
», ou « papables », c’est-à-dire aux cardinaux qui auraient de la graine de pape.
M. Magister, qui a d’abord publié son analyse dans L’Espresso du 8 juin, voit dans l’importance croissante des autres continents, dont les Amériques, un nouveau contexte avec lequel le prochain
pape devra être familier.
« En somme, la métamorphose que connaît actuellement le catholicisme mondial est telle que - si l’on veut se livrer à un exercice d’école - l’éventuel futur pape qui y est le mieux adapté est
aujourd’hui, sans l’ombre d’un doute, le cardinal Marc Ouellet. Âgé de 68 ans, multilingue, ce Canadien a été archevêque du Québec, l’une des régions les plus sécularisées du monde, c’est un
très bon théologien de tendance ratzingérienne, il est aujourd’hui préfet de la congrégation vaticane qui choisit les nouveaux évêques et surtout il a été pendant plusieurs années missionnaire
en Amérique latine », analyse M. Magister.
Le 1er décembre 2011, ce même vaticaniste affirmait que le cardinal Marc Ouellet, en tant que préfet de la Congrégation pour les évêques, optait avant tout pour des candidats « théologiens » et
« apologètes » pour les nominations.
« En tant qu’archevêque, Ouellet s’est battu énergiquement pour redonner de la voix et du corps au christianisme dans sa terre natale, écrivait alors Sandro Magister. Et Benoît XVI l’a
tellement apprécié qu’il l’a appelé à Rome, d’abord comme rapporteur au synode des évêques de 2008 puis, de manière stable, à partir de 2010, comme préfet de la congrégation pour les évêques »,
indiquait-il.
Le vaticaniste ajoutait que parmi les cardinaux de la curie romaine, Marc Ouellet est « certainement le plus intime » du pape Benoît XVI, qu’il rencontre une fois par semaine.
Source http://www.radiovm.com
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